La CAM veut tourner le dos à la métropole toulousaine



Voici le communiqué du groupe politique municipal "MOM - Muret Opposition Municipale" :

André Mandement, Président de la CAM et Maire de Muret, entend retirer du SMEAT(*) les collectivités qu'il administre sous prétexte que le SCoT(*) porté par le SMEAT ne prend pas suffisamment en considération "les caractéristiques du territoire du muretain". Il souhaite donc confier à la CAM l'élaboration d'un nouveau SCoT plus conforme à ses attentes.
Le groupe politique "MURET - Opposition municipale", constitué par les conseillers Myriam CRÉDOT et François MOISAND, s'interroge sur les véritables motivations du Maire.
Officiellement, le président de la CAM reproche au SMEAT des incohérences entre espaces naturels à préserver et secteur agricole à Brioudes, le tracé d'une continuité écologique au niveau du secteur Bellefontaine, le positionnement d’espaces à vocation économique non exploitables compte tenu d'un risque d'inondation au secteur de Daulin et l'insuffisance d'espaces économiques sur Terrery et Les Bonnets.
Or, la protection et la mise en valeur d'espaces naturels est une des raisons d'être du SCoT, et sauf à ignorer des réalités écologiques, la CAM doit respecter cette vocation. Concernant le secteur Daulin, on peut difficilement reprocher au SMEAT de ne pas positionner une unité économique en zone inondable. Quant à l'argument qui consiste à soutenir que Muret n'aurait pas suffisamment d'espaces pour répondre à la demande économique, il paraît fortement invraisemblable : malgré de larges espaces à vocation économique situés « Porte des Pyrénées », au niveau de « Bonnets » et sur le secteur « Terrery », André Mandement ne fait toujours pas le plein d'entreprises au terme de 8 années de gouvernance.
Les arguments avancés par A. Mandement pour sortir la CAM du SMEAT paraissent bien légers, alors que ce retrait est lourd de conséquence pour tout le secteur muretain.
La nouvelle orientation vers laquelle A. Mandement veut entraîner toutes les communes de la CAM remet en cause 10 ans de travaux et d’études réalisés en partenariat avec Toulouse métropole et six intercommunalités voisines.
Si la CAM sort du SMEAT, elle devra se doter d'un nouveau SCoT avant le 1er janvier 2017 au risque pour ses communes de voir leur "pouvoir d'urbanisation" limité (Art. L 122-2 du Code de l’Urbanisme).
L'opération nécessite des moyens financiers et humains importants qui, aujourd'hui encore, ne sont pas définis et évalués par A. Mandement.
Indépendamment de ces conséquences financières et techniques, c'est l'orientation du développement muretain qui est en jeu et que les conseillers Myriam CREDOT et François MOISAND ne partagent pas.
Sortir du SMEAT revient à tourner le dos à l’aire urbaine toulousaine, à refuser de participer à la construction d'un bassin de vie.
La démographie, la croissance économique, l'emploi, les déplacements, la formation de nos jeunes, l'avenir de l'agglomération muretaine sont totalement liés à l’essor de la métropole toulousaine.


Il est illusoire de penser que Muret prospérera en se repliant sur elle-même et en ne participant plus aux débats qui présideront aux grandes décisions qui accompagneront le développement de l'aire urbaine toulousaine.

Les difficultés avancées par les protagonistes du projet de retrait de la CAM du SMEAT ne semblent pas insurmontables. Elles justifient mal un refus déraisonnable d'inscrire les projets urbanistiques dans un schéma de cohérence et de protection des espaces naturels recherchés par le SCoT.
Le caractère contraignant de ce document d'urbanisme n'est pas nouveau : dès 2012, à la veille de l'approbation du SCoT élaboré par le SMEAT, des élus communautaires l'avaient pointés du doigt.

L'idée d'un SCoT élaboré par la CAM avait déjà traversé l'esprit de certains élus communautaires. Mais à l'époque, André Mandement s'opposait fermement à l'idée de se détacher de Toulouse : "en touchant Toulouse et avec tous les échanges que nous avons avec la grande ville centre, nous ne pouvons pas imaginer faire un Scot qui ne soit pas en cohérence avec le Scot Toulousain." (Conseil communautaire du 14 février 2012 - Pages 2 et suivantes)
A l'époque, son interlocuteur était Pierre COHEN et l'amour était total entre Muret et ToulouseDepuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts de la Garonne et l'orage gronde entre le SMEAT et la CAM. La souplesse de 2012 s'est muée en rigidité absolue. Mais, bien entendu, les changements de postures n'ont aucun rapport avec quelques divergences politiques.

Quoi qu'il en soit, le ciel est trop sombre pour avoir une vision éclairée du paysage, et il est légitime de s'interroger sur les raisons profondes du revirement de la CAM et les conséquences à moyen et long termes de la décision qu'elle prendra début janvier 2016 concernant la validation ou le rejet du projet de retrait du SMEAT.


MC

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(*)SMEAT
Créé en 1991, le SMEAT est un syndicat mixte de réflexion, d’études et de concertation qui œuvre pour le développement durable de la métropole régionale - Muret y adhère depuis 2005 - et il regroupe actuellement 117 communes.
Il est en charge notamment de l’élaboration du SCoT (schéma de cohérence territoriale) de la grande agglomération toulousaine et participe également à l’élaboration et à la cohésion des principales politiques urbaines.

(*) SCoT
Le SCoT fixe à l’échelle de la Grande agglomération toulousaine, des objectifs de développement et d’aménagement du territoire équilibrés, à l’horizon 2030, en matière d’accueil des habitants et de logement, de transports urbains, d’aménagement économique et commercial, et de préservation et mise en valeur des espaces agricoles et naturels.
Muret y est visée comme une zone de développement dense.
Approuvé le 15 juin 2012, le SCoT a été mis en révision fin 2014 sur décision du 15 juin 2012, notamment pour l’ajuster aux évolutions législatives intervenues en matière d’urbanisme (les lois « Grenelle II », « Duflot » et « ALUR »), et tenir compte des évolutions (démographie, pratiques de déplacement, etc…).
Cette 1ère révision doit être achevée au début de l’année 2017.

Commentaires

  1. (Première partie )
    Quitte à me répéter et je ne cesserais pas de le faire en toutes occasion, nous nous trouvons face à un Maire, personnage au profil affiché d’un Pouvoir solitaire et sans contrôle, absolu et arbitraire d'un despote imposant ses volontés. Huit années en arrière sans connaissance fondamentale sur le sujet, l’erreur d’une élection municipale alors fut commise et les conséquences font jour depuis ses premières actions à gérer les affaires de la ville et de procéder à détruire les installations jugées inutiles à son goût parce que venant de son prédécesseur.
    Pour la petite histoire il faut savoir bien au-delà dans le passé, qu’il fut le dernier Président du foyer des jeunes de Muret, un événement qui a d'ailleurs marqué son engagement. Le maire de l'époque Jacques Douzans ne voulait plus de ce foyer et il avait déclaré « Il nous a tués…C'est à partir de ce moment que j'ai compris la puissance d'un maire à faire et défaire une association. Il s'engage alors au parti socialiste en 1983. Conseiller délégué à la jeunesse dans l'équipe d'Hélène Mignon, il participe à l'essor du centre de loisirs de Brioude, met en place un conseil municipal des jeunes et en 1995, avait siégé dans l'opposition municipale.
    «Depuis 1989 je crois avoir acquis l'expérience pour gérer Muret par la connaissance des dossiers et de la ville » dit-il
    mais sous une forme bien cachée bien entendu que bon nombre de ses administrés à ce jour découvrent à leur dépend.
    En clair tant sous la forme que le fond de sa pensé, si pour les habitants de Muret il en est le Maire, cette ville pour lui est avant tout sa « CHOSE » passant ainsi au-dessus de toutes convenances qui s’imposent pour décider et cela bien souvent sans concertation aucune pour certaines de ses décisions.

    Il me semble souhaitable que nos concitoyens sortent un peu de la routine qui les habite pour projeter leur regard en direction de l’avenir qui les concerne pleinement et avec leur ville qui en a bien besoin, afin de la faire sortir de son « TROU » dans lequel elle « PATAUGE »…quoique l’on dise !
    En effet, d’avoir ciblé l’entrée Nord de la ville, pour y construire un immeuble à bureaux commerciaux en 2013 pour en voir que trois seulement occupés sur 25 en 2015… Un Cinéma de 7 salles d’une activité moyenne…Des restaurants d’alentours peu fréquentés… Un Intermarché qui souhaiterait mieux faire… Un rond-point fantaisiste surmonté de trois voiles sur mat, un symbole de bateau, peut-être celui du Maire dans lequel il promène ses administrés depuis 8 ans…Une voie principale en direction du centre-ville, bordée de petits commerces qui font tout pour joindre les deux bouts, victimes d’une circulation de véhicules en mouvement constant toute la journée qui entraine avec elle un potentiel non négligeable de leur clientèle, victime elle aussi d’un manque de stationnement qui l’oblige à modifier ses emplettes quotidiennes pour aller chercher ailleurs…et etc…etc. ! Je n’ajouterais aucun commentaire sur les travaux en cours et ceux en projet, la population toute confondue a déjà largement fait savoir le fin fond de ce qu’elle en pense !!!
    Est-ce un bilan positif ? La réponse est : Non. Dans ce cas avons-nous les moyens de tourner le dos à l’aire Toulousaine qui se présente pour l’avenir et à refuser de participer à la construction d’un bassin de vie ? La réponse est : 3 fois Non !

    Max LANDREAU du Groupe des Observateurs de MURET.

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  2. (2ème partie))
    Donc nous voilà à ce jour que le Maire toujours en éveil que l’on vienne lui marcher sur « ses plates-bandes… » Tente de s’opposer à l’élargissement de la métropole toulousaine et à lui tourner carrément le dos. Il est illusoire de penser que Muret prospérera en se repliant sur elle-même…jusqu’à présent nous n’avons aucune preuve d’avancée positive du passé qui pourrait nous rassurer dans ce sens…et à plus forte raison en ne participant plus aux débats qui présideront aux grandes décisions qui accompagneront le développement de l'aire urbaine toulousaine, et comme le dit si bien Myriam CREDOT dans son rapport, la démographie, la croissance économique, l'emploi, les déplacements, la formation de nos jeunes, l'avenir de l'agglomération muretaine sont totalement liés à l’essor de la métropole toulousaine, et c’est alors de refuser véritablement de participer ce projet ???
    À noter : Durant ces 8 années du passé jusqu’à nos jours, aucunes ascensions fulgurantes et transcendantes n’ont été enregistrées comme ayant été des succès et à plus forte raison d’annoncer avoir projeté parfois la ville de Muret comme pilote d’une création, considération qui n’a été que le fruit d’imaginations fertiles de celui ou de ceux qui en avaient été les auteurs dans leurs moments d’élucubrations.

    Revenons à la réalité qui doit être un impératif. Un encouragement, un nombre à ce jour : 800 et plus, c’est en fait le nombre de personnes qui sont allées sur le lien : www.myriam-credot.com , le « Journal d’une citoyenne libre » Myriam CREDOT avec François MOISAND, conseillers à l’opposition municipale qui s'interrogent sur les véritables motivations du Maire. L’orientation du développement muretain est en jeu, ils ne partagent pas avec lui.
    Il est URGENT que la parole doit être donnée à nos concitoyens et cela devrait être un acquit de droit, car il s’agit d’organiser l’avenir dans l’intérêt de chacun de nous tous, qui va des jeunes aux plus anciens. Les décideurs d’aujourd’hui ne seront plus là demain, ils peuvent agir en contre sens, quelle erreur…donc : ACTE !

    Max LANDREAU du Groupe des Observateurs de MURET.


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