Grandeur et décadence, de Paris à Muret

Après un printemps décevant, et une trêve estivale morose, voilà que septembre s'accompagne d'une atmosphère étouffante et moite qui plombe la rentrée.
Vous l'aurez compris, il ne s'agit pas d'une rétrospective météorologique mais bien du climat socio-politique délétère qui nous est servi au quotidien.

Chaque jour apporte son lot d'actualités exponentiellement affligeantes, réduisant à néant la marge caricaturale qui distinguait jadis Les Guignols de l'info de leurs modèles.
Totalement imperméables au déshonneur, narcissiques à souhait et convaincus que le citoyen lambda est un idiot dépourvu de mémoire et de sens critiques, quelques califes et leurs vizirs vilipendent des discours fumeux et adoptent des comportements irrationnels pour se réclamer les "dignes" représentant des électeurs que nous sommes.

Et le quotidien des français dans tout ça ? Il ne cesse de se dégrader à une vitesse vertigineuse. La situation dépeinte au niveau nationale est une réalité douloureuse qui s'incarne dans nos entreprises et nos foyers.

Notre ville ne fait pas exception à la règle. Le 17/06/2014, plusieurs quartiers de MURET ont fait leur apparition sur la carte de la pauvreté présentée par le ministère de la ville. 
L'actuelle majorité municipale y voit l'occasion de glaner des aides de l'Etat (c'est-à-dire de l'argent soutiré au contribuable) "pour financer la réhabilitation du centre-ville"  (cf. Dépêche du Midi - Muret - 31.07.2014). 
Cette présentation opportune masque une réalité qui n'est pas glorieuse : l'entrée de plusieurs quartiers au palmarès national des plus pauvres révèle une grave détérioration du tissu social de notre ville. Très concrètement, cela signifie que plus de la moitié des habitants des quartiers concernés vivent avec moins de 938€/mois. Il est évident que la faiblesse de ce revenu impacte la consommation, et par conséquent le tissu économique de proximité. Ainsi, c'est tout le secteur muretain qui pâtit de la situation.

Dans le cadre de la politique de la ville menée par l'Etat, la Communauté d'Agglomération du Muretain (CAM) devrait recevoir des subsides pour tenter de "sortir" les quartiers concernés de la pauvreté. J'ai de sérieux doutes quant à la possible et utile affectation de ces fonds à la "réhabilitation du centre-ville" qui relève de la seule compétence de la municipalité. Il me semble qu'il serait judicieux que la CAM engage ces fonds dans des actions de développement du tissu économique et de diversification de l'offre d'emploi afin de donner à chacun la chance de vivre du fruit de son travail et non des perfusions financières dispensées par la solidarité nationale.

MC

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